La situation est connue depuis longtemps et de nombreuses démarches ont déjà été entreprises par la Commune et l’Association Sécurité Riviera (ASR). Comme évoqué dans le reportage, des contacts ont été pris depuis plusieurs années avec les fournisseurs de GPS, puisque le problème trouve principalement son origine dans leurs systèmes. Les automobilistes suivent en effet très majoritairement les indications de leur GPS, lesquels s’appuient sur des algorithmes combinant données mobiles, applications connectées et historiques de trafic.
Parmi les démarches effectuées, des contacts ont même été pris avec l’OFROU (notamment en charge de la gestion des autoroutes) afin d’envisager l’utilisation d’affichages dissuadant les automobilistes de sortir à Châtel-St-Denis pour traverser notre région par les routes cantonales et secondaires. Ces tentatives n’ont toutefois pas abouti.
Il est par ailleurs important de rappeler que la route de Montreux/Châtel-St-Denis est une route cantonale située entre les cantons de Fribourg et de Vaud. La Commune ne dispose donc pas de la liberté d’action qu’elle aurait sur une route communale, et toute mesure restrictive aurait pour effet de reporter le trafic vers des localités voisines déjà fortement impactées. À noter également que les villages de Chailly ainsi que de Brent/Fontanivent, sur la commune de Montreux, subissent les mêmes nuisances.
Ces explications peuvent paraître longues, mais elles visent avant tout à rappeler que les autorités sont pleinement conscientes de l’importance de cette problématique et qu’elles s’efforcent de trouver des solutions durables, sans simplement déplacer le problème chez le voisin.
Je comprends que les formules telles que « ils ne font rien », « il faut qu’on » ou « il suffit de » soient parfois des slogans faciles, notamment en période électorale. Je souhaitais néanmoins rappeler à toutes celles et ceux qui aspirent à exercer des responsabilités publiques que gouverner, c’est à la fois anticiper et composer avec des lois et des règlements qui ne sont pas toujours simples à appliquer. Et lorsque l’on y ajoute la variable GPS, l’équation devient un véritable casse-tête…
Bref, le travail se poursuit — promis, juré.