Qui est Alexia Weill ?

Dans la mini-série "Qui est ... ?" nous présentons nos six candidats à la municipalité. Nous leur avons posé quelques questions. Découvrez ici les réponses de Alexia Weill.

Qui êtes-vous ?

Alexia Weill, artiste sculptrice et plasticienne. Je suis indépendante et entrepreneure. Je vis à Blonay-Saint-Légier depuis 7 ans. J’ai deux enfants, une fille de 16 ans et un fils de 14 ans.

 

Quel est votre parcours ?

Après mon baccalauréat j’ai étudié la réalisation cinématographique (Bachelor ESRA-Paris) tout en prenant des cours aux Beaux-Arts. J’ai travaillé pendant une dizaine d’années dans l’audiovisuel en étant basée à Paris, principalement dans la réalisation de films, d’émissions de télévision, documentaires, pub tv... J’ai vécu au Canada, en Espagne et voyagé dans de nombreux pays pour mon travail. J’ai été cheffe de projets pendant plusieurs années chez Publicis Events pour l’organisation d’événements et de tournages de films. Je me suis installée définitivement en Suisse en 2005 et j’ai axé ma carrière autour de l’art et la création de sculptures. J’ai exposé mes oeuvres un peu partout en Europe (France, Angleterre, Espagne, Italie, Luxembourg, Allemagne…) et aux Etats-Unis à New-York et Miami ainsi qu’à Dubaï. J’aime travailler sur des projets d’aménagement de l’espace public. J’ai réalisé l’aménagement du giratoire des Boulingrins, lieu-dit de la Bergerie à Saint Légier avec la création « Dessine-moi un mouton ». Les communes de Villeneuve et Aigle ont également fait l’acquisition de mes sculptures ainsi que de nombreux collectionneurs privés. Je suis très active dans la région. Je crée depuis 5 ans chaque année les Trophées du Elle Spirit Open de Montreux, et j’ai été la première artiste à créer les Trophées des Mérites pour la région Riviera-Lavaux. En 2020, j’ai réalisé les Nestlé Virtuous Circle Awards. Cette année je présente deux sculptures monumentales en pierre sur le thème de la transformation avec Ailyos Art Nature à Leysin, exposée au bord du Lac d’Aï à 2000 mètres d’altitude et une œuvre en bois et résine au bord du lac Léman pour la Biennale de Montreux 2021. Je prépare un très beau projet pour la HEP Vaud avec une exposition à Lausanne en novembre prochain. Depuis presque un an, je développe un projet de centre culturel avec les propriétaires du Domaine du Crêt à Saint-Légier. Un projet artistique novateur qui, je l’espère, va se concrétiser très bientôt et apportera une nouvelle dimension culturelle à notre commune et à notre région.

Vous pouvez découvrir mon profil d’artiste sur www.alexiaweill.com et mon profil de candidate à la Municipalité sur www.alexiaweill.ch

 

Qu’est-ce qui vous a amené à la politique ?

Mes activités au sein d’associations féminines vaudoises m’ont motivé à poursuivre mes engagements sur la scène politique locale. Je suis membre du BPW (Business & Professional Women Vaud) depuis 7 ans et j’organise chaque année la journée de l’Equal Pay Day. Je suis également membre du CLAFV depuis 2020 (Centre de Liaison des Associations Féminines Vaudoises) et je présiderai cette année le 3ème prix à l’égalité du Canton de Vaud, un prix décerné à une association qui œuvre en faveur de l’égalité en partenariat avec les Bureau de l’égalité entre les femmes et les hommes du Canton de Vaud (BEFH).

Cela fait des années que je côtoie des femmes politiciennes dans mon réseau et j’ai souhaité m’engager cette année pour ma commune afin d’apporter une nouvelle vision à la fois féminine et dynamique avec mon parcours artistique et entreprenarial. Actuellement les femmes ne sont pas suffisamment représentées dans les exécutifs communaux. (voir article https://www.plr-bsl.ch/actualites/blog/blog-details/news/la-vision-feminine-a-lexecutif-pour-les-50-ans-du-droit-de-vote-des-femmes)

Mais le déclic a été suite à l’invitation le 7 février dernier à présenter en ouverture de la séance du Grand Conseil un tableau que j’ai crée pour les 50 ans du droit de vote et d’éligibilité des femmes en Suisse. Sur cette toile, j’ai représenté les pionnières qui ont œuvré pour que nous puissions aujourd’hui en tant que femmes, voter et être éligibles. En sortant de cet événement exceptionnel, puisque c’était la première fois qu’une œuvre d’art entrait au parlement, j’ai eu envie de participer à cette chaîne collective et de m’engager à mettre mes compétences et ma vision à l’échelle communale au service de la population.

 

Pourquoi avez-vous choisi de rejoindre le PLR ? Pour vous, que représente le PLR ?

J’ai choisi de rejoindre le PLR, car il représente les valeurs qui me sont les plus proches, notamment celles de la liberté, de l’entreprenariat et de la créativité avec une dimension humaniste, celle du respect de l’individu.

 

Quels sont les domaines qui vous tiennent particulièrement à cœur ? Quels sont les trois défis qu’il faut absolument soulever ces prochaines années ?

Une meilleure conciliation entre la vie professionnelle et la familiale, davantage de lien social entre nous avec le soutien des associations locales, la création de lieux de rencontres pour toutes les générations et, bien sûr, une vie culturelle dynamique et créative qui réponde aux attentes des habitantes et des habitants de notre commune.

Les 3 défis sont

  • Continuer à développer la commune tout en gardant sa dimension humaine.
  • Proposer une politique qui réponde aux attentes de la population, notamment en terme de politique familiale et culturelle.
  • Une politique environnementale associant écologie et économie en impliquant l’ensemble de la population.

 

Qu’est-ce qu’il faut pour que dans cinq ans on puisse dire que la fusion entre les deux communes est un succès ?

Réussir à garder une identité respectueuse de l’historique des deux villages et une qualité de vie tout en regardant vers l’avenir en agissant et en développant une entité forte en tant que nouvelle grande commune de la Riviera.

 

On entend souvent parler d’écologie, de climat et d’égalité des sexes. Quelle est votre sensibilité pour ces sujets ? Pensez-vous que le PLR a un rôle à jouer sur ces thématiques ?

L’écologie nous concerne tous, c’est un devoir pour les futures générations que de concevoir notre économie avec des objectifs de durabilité. C’est ce que l’on appelle l’écomodernisme (voir article https://www.plr-bsl.ch/actualites/blog/blog-details/news/quelle-ecologie-voulons-nous). Je pense que soutenir l’innovation est primordial pour trouver des solutions créatives, nous devons soutenir les jeunes entreprises innovantes et actives en particulier dans l’économie circulaire.

Actuellement nous sommes tous témoins d’événements climatiques extrêmes, canicules, feux de forêt, précipitations et accélération de fonte de la banquise et des glaciers. Des décisions doivent être prises maintenant pour limiter le réchaufemment climatique et la transition énergétique est primordiale. C’est une situation qui concerne tous les pays.

L’égalité est une des causes que je défends depuis de nombreuses années notamment en créant des œuvres d’art et en organisant des événements pour sensibiliser sur cette thématique, en particulier l’égalité salariale. Il est nécéssaire de s’engager aussi pour une meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle et cela passe par la création de places d’acceuil en cherchant des solutions de partenariat public-privé.

Le PLR a un rôle à jouer sur toutes ces thématiques : soutenir l’innovation, soutenir la transition énergétique, et nous ferons avancer l’égalité en ayant plus de femmes engagées en politique.

 

On a vu une certaine lassitude lors des dernières élections et on constate une volonté de renouveau. Est-ce qu’on est trop vieux pour la politique après 40 ans ou deux, trois législatures ?

La politique n’est pas une question d’âge mais d’état d’esprit. Je pense que toutes les générations devraient prendre part à la vie politique. Les jeunes dès 18 ans jusqu’aux plus « sages » car ils ont l’expérience et le recul sur ce qui est à faire ou ne pas refaire et ont tiré les expériences du passé. Mais j’ai conscience que c’est une vision très idéaliste.

 

Il y a beaucoup de négociation et de compromis dans la politique. Comment voyez-vous le dialogue et les relations avec les différents groupes d’intérêts ?

Là encore je dirai qu’il faut mettre en avant le bon sens et l’intelligence collective tout en gardant son identité et celle de sa maison politique. Cela passe par le dialogue, le respect et l’écoute et un profond sens de la médiation.

 

Qu’est-ce qui vous qualifie ? Pourquoi la population devrait vous élire à la municipalité ?

Je suis dynamique, hyper créative, passionnée par tous mes engagements et très altruiste, avec un tempérament joyeux. J’aime le contact humain, j’ai un sens de l’écoute très développé et quand je m’engage, c’est à 100%.

La présence des femmes à l’exécutif est essentielle et je pense humblement être une bonne candidate. J’ai de l’expérience dans de nombreux domaines notamment en gestion de projets, gestion d’équipe avec une vision créative. J’aimerais mettre ces compétences au service de la population.

 

Avez-vous une vision ou un rêve pour Blonay – Saint-Légier ?

Que notre commune continue à offrir une qualité de vie telle que nous la connaissons aujourd’hui tout en développant une nouvelle offre culturelle forte. Un projet que je développe depuis un an et qui, je l’espère, va se concrétiser pour offrir aux habitantes et aux habitants un nouveau lieu de ressourcement, de rencontres et de dynamisme pour l’économie locale.

 

Y a-t-il autre chose que vous aimeriez dire à la population ?

N’hésitez pas à m’arrêter dans la rue si vous me croisez pour me parler, je serai toujours prête à vous écouter et échanger sur les sujets que vous souhaitez.

Etre politicienne c’est avant tout être humaine !